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Standard (EADGBE)

  J'entends des cris, j'entends des pas, j'entends des rythmes au fond des bois

  J'entends la danse des indiens et leurs tamtams résonnent au loin

  J'entends leurs souffles dans la plaine, j'entends leurs coeurs battre de peine

  Comme on dirait d'une complainte qui vient du sud, qui vient du nord

Heureux des lacs et des forêts, heureux des bisons qu'ils aimaient

Assis le soir autour d'un feu tous les indiens vivaient en paix

Et je les vois en rabaska, remontant les blanches rivières

Lançant la flèche au caribou, belle fourrure et bonne chair

Un soir de lune tout a changé, des hommes blancs sont arrivés

Venus des mers et des rivières, parlant de langages étrangers

Ils ont pris leur pays, leurs terres et les forêts qu'ils aimaient tant

Cent peaux d'castors pour un miroir, les vrais sauvages étaient des blancs

Et les tamtams ont résonné du plus profond des bois la nuit

Ils ont sorti leurs tomahawks et s'est fâché oeil de perdrix

La paix viendra après la guerre m'a dit cette nuit le grand esprit

Demain nous partirons en guerre pour notre mort et notre vie

Ils sont tombés comme des boeufs les yeux ouverts dans la poussière

Avec leur sang on a chanté "De profundis", "Gloire soit au Père"

Oui bien des lunes ont passé depuis le temps de ces indiens

De l'est à l'ouest du pays visages pâles se portent bien

J'entends des cris, j'entends des pas, j'entends des rythmes au fond des bois

J'entends la danse des indiens et leurs tamtams résonnent au loin

J'entends leurs souffles dans la plaine, j'entends leurs coeurs battre de peine

Comme on dirait d'une complainte qui vient du sud, qui vient du nord